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 auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...

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Dame Nane

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Sam 29 Nov 2008, 18:46

Sara crie !!!

Nane assez loin du théâtre des évènements n'entend pas bien ses paroles.

D'un regard elle apprécie la situations, il lui suffit de quelques pas pour se trouver droit dans la trajectoire d'Ethan. Elle franchit les quelques mètres qui la séparent de sa trajectoire et se plante devant lui.


Bonjour mon frère ! Nane a l'air sérieuse comme un pape elle n'a pas haussé la voix, elle a parlé comme s'il était parti hier.

Elle se demande pourquoi il fuit ainsi.

Pourquoi ne restes tu pas un peu avec nous ?
Je soupçonne ton imagination galopante de te jouer encore des tours ?

Doucement, comme pour ne pas l'effaroucher, elle s'approche de lui et l'embrasse avec toute l'affection que son coeur ressent pour ce grand frère si souvent absent
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Sam 29 Nov 2008, 21:53

Farnor applaudis lorsque le vicomte de Lautrec reçois sont titres, le curé de Castres à un grand sourire et il est heureux que cette Homme de bien sois enfin recomposé pour tout le travail accomplie.
Le religieux reprend sont grand bâton et part discrètement du jardin du chateau de Toulouse.
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 30 Nov 2008, 00:55

Ayant décroché ces quelques mots à Cast, quelques baisers furtifs sur la joue, il fit glisser son bras sous le sien et tout deux assistèrent à la fin de la cérémonie. Un moment, un poème énoncée, la voix quelques peu rouée, émouvant monologue que celui de l'ancien duc, ravivant toute les plaies de celle qui encore feignait de sourire, et ses cris trompeur de joies, laisser retentir.

Sa dextre sur le bras de son oncle, resserra son étreinte, le cœur portant encore toutes ces blessures, de ces temps révolus, oubliés de tous, d'elle...Du moins, elle le pensait. Voir ses espoirs s'élever au firmament, et résignée, pleurer leurss étoile, qui au milieu du ciel scintillent, fabuleuses, féeriques, elles avaenit emporté la magie que la jeune femme chérissait...Doux et amères déboires.

Alors que les larmes brulantes roulaient sur ses joues, reflets de tant de souffrance refoulée, reniée, et oublié aux confins de son âme, elle se ravisev quand toutes ces lettres qu'elle trouvait chaque soir, toutes ces lettres de lui, toute ces proses de son génie ressurgirent soudainement, n'était-elle pas sa muse? A présent, il ne s'en rappelle sans doute plus...

Elle se ravise, de son regard d'azur, que l'émotion voilait croise celui Cast, cherche celui d'Ethan, sombre, visage impassible, nul joie, nul lueur de gaieté n'était décelable...Ainsi, les quelques bruits le concernant qui lui parvinrent aux conseils de Ordres n'étaient sans bien-fondé...Mais son oncle avait tort.
Oui, de haïr, de répugner tout ce monde de nobliaux, à le voir, à le dévisager, à étudier son allure, elle le devinait un peu, quand bien même, sa personne avait de ce mystérieux, de ce renfermé, de ce solitaire. Il était las, cela se voyait, de toute l'assemblée, peut-être, était-elle bien la seule à partager secrètement son sentiment.

Des pensées qui se mouvaient aux grès de ce qui se présentait devant ses yeux, silence lourd alors le vicomte poursuit son hommage, à ce moment, elle ne l'entendait plus, il était loin, sa voix aussi...C'était là la différence entre les deux écuyers qui arborait chacun, les couleurs de leur Ordre respectifs, elle avait fait son choix, tout comme lui, mais il est une lueur en elle qui jamais ne s'éteint, celle de l'espoir. L'on verra ce petit air rassurant, ces rires parfois sincères émaner d'elle jusqu'à ce que...Elle ne le savait pas.

S'oublier, voilà ce qu'elle faisait, et penser aux autres...Elle avait une famille à présent, celle qu'elle ne pouvait espérer même dans ses rêves les
plus fous, avec tout ces tracas, cependant, ainsi se tissait la vie...Une succession de joie et de pe...

Alchiiiiiiiiiiiiieeeeeeeeeeee!!! Sursautant presque, elle bondit en arrière, mains s'attardant sur le bras de son oncle, qu'elle faillit arracher. La toute nouvelle nouvelle noble n'abandonnera donc jamais son sale tempérament, qui la rend toutefois si adorable...Retroussant maladroitement les pans de sa belle cote en laine, elle descendait les trois marches aussi promptement que le froufrou de son étoffe le lui permis,
Alchiiiiiiiiiiiiie ! Ne le laisse pas partir ! ....Bloques Ethan ! Poutres-leeeeuh !! Un tonneau de bière à celui qui l’arrête !

Seigneur tout puissant! Lança-t-elle soudainement, son cœur se tut alors, comme inexistant, comme si cette triste soliloque n'a jamais eu lieu. Fronçant ses fins sourcils, l'oncle qui occupait ses pensées revenait sur ses talons, le pied frappants le sol de la cour basse, le clapotement régulier que faisait naitre ses bottes troublant les infimes flaques d'eau, souvenirs d'un matin doux et pluvieux, rabattant son lourd mantelet sur l'échine. [/b]Ingénieusement et en un fraction de seconde, elle arracha sa besace de sa ceinture, sa cape noir ternie, et les plongea sur l'avant bras de son oncle Cast, lui adresse un sourire espiègle, sachant bien qu'ainsi, il ne pourrait rentrer sans les lui rendre, alors qu'elle n'avait sur elle qu'une légère robe en coton, de couleur violine, manchette courtes, une partie
des jambes à découverts...Maintenant qu'elle s'en rendait compte, le froid la tenaillait.
Le premier oncle pris au piège, elle se jeta vers la direction de l'autre,
interposant son chemin avec ses petits bras de femmes, si fort pourtant après tant d'années à batailler, ouvert, prêt à l'accueillir, Faudrait-il que je rappelle à chacun de mes oncles qu'on ne part pas sans embrasser la nièçounette?! Que dire de celui qui fait un crochet et repart après tant d'absence! Cesse de maudire ta destinée, c'est bien la plus noble! Un regard vers sa mère Nane qui s'est précipité vers aussi, fort heureusement!
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 30 Nov 2008, 15:29

La voix de sa blonde de frangine haranguait les troupes dans son dos !
Que pouvait-elle donc bien espérer ?
Qu’une escouade de gardes répondrait à sa Seigneurie et parviendrait à l’arrêter ?
Il ne manquerait plus qu’ils osent s’interposer ceux-là et il en profiterait pour détendre l’intégralité de ses muscles, un peu d’exercice ne serait pas pour lui déplaire ...

Saleté de jardins à la française avec ses haies et buissons interdisant toute cheminement direct d’un point à un autre.
Trop angoissé qu’il était à son arrivée, il n’avait prêté aucune attention au chemin qu’il avait emprunté.
Certainement un détour de trop, et alors qu’il entrevoyait une issue possible il se retrouva nez à nez avec Nane !

De sa voix douce elle tenta de calmer quelque peu la tempête qu’elle semblait savoir faire rage en lui, et l’embrassa affectueusement.
Et déjà Alchie qui les rejoignait … la mère et la fille réunies … un rempart humain composé de deux des rares personnes sur lesquelles il ne saurait lever ne serait-ce que le petit doigt.

Comment pouvaient-elles donc ne serait-ce qu’imaginer ce qui le mettait dans un tel état ?
Sara avait-elle pris plus de courtoisie pour les inviter à cette comédie ?
Il n’avait encore prononcé aucun mot, et préférait conserver les dents serrées évitant ainsi de n’en dire plus qu’il ne le pensait, voire même tout simplement ce qu’il pensait en cet instant.

Sa colère ne fléchissait pas, et se sentir ainsi contraint de devoir fournir des explications sur son comportement n’y arrangeait rien.
Il prit tout de même le temps de leur offrir une bise à chacune.
Pour toute réponse, il leur tendit la missive froissée qu’il avait reçu de la nouvelle nobliote :

Sara a écrit:
Ethan, tu viens à ma mise à mort au château Narbonnais ?

À elles maintenant de tenter de comprendre ce qui pouvait bien se passer dans sa tête à l’imagination galopante, et à la destinée noble comme elles semblaient le penser.
Sa destinée n’avait rien d’enviable, il terminerait comme tous les licorneux, transpercé par les lances, les flèches et épées ennemies lors d’un futur combat.
Quant à son imagination, et bien elle lui permettait de déjouer bon nombre de pièges que l’on tentait de mettre en travers de son chemin.

Pour le moment, il n’avait qu’une idée en tête, rejoindre les lances des Ordres Royaux dont il avait la charge.
Il regarda Nane et Alchie, se pencha à nouveau pour les embrasser.
Les « au revoir » seraient aussi rapides que les « bonjour » :

Il est temps que je reprenne la route, le Roy n’attend pas.

Il esquissa un pas de côté pour contourner l’obstacle que se voulaient de représenter les deux parentes.
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 30 Nov 2008, 20:44

Rien à faire, sa nature clairvoyante l'abandonnait en une telle circonstance, cet oncle peu bavard, un peu trop obscur ne laissait rien transparraitre, coléreux? Soucieux, angoissé, elle ne saurait le dire.

Main, que l'aigreur de l'hiver rendait poupre, étreignait le pommeau de l'épée, fidèle compagnon du Licorneux. Le fourreau soigneusement sculpté portait l'insigne de la Licorne, les lignes sinueuses poursuivaient leur trajectoire gracieuse, s'entremêlant, se croisant, se quittant afin de retranscrire l'ensemble du dessin. Combien de fois, elle n'a eu à combattre auprès des membres de cet Ordre, combien de fois ils n'eurent à monter conjointement le campement, à la bonne fortune du lendemain, pourtant, elle n'eut prêté attendtion aux bannières ondoyant sous le vent, non, il lui semblait même que c'était là, la première fois que son regard se posait sur leur insigne.

Nane, tendre soeur qu'elle était pour lui, était comme sa fille Alchie, toute étonnée en découvrant des yeux le pli chiffonné,et à ce moment là...Comment l'expliquer d'ailleurs, mais elle était sur le point de laisser échaper un petit rire amusée, si ce n'était l'expression austère qu'affichait toujours Ethan qui arriva à freiner ce reflexe; au lieu de ça, elle fit mine de toussoter, fuyant instinctivement son regard. Tournant le visage vers sa mère, seule elle savait ce qu'il convient de dire par pareil circontances, assez délicates, il fallait bien l'admettre.

L'envie de rire s'envola, reprenant lentement son sérieux, sa main s'accroche à son mantelet,
Mon oncle...Tu connais Sara depuis si longtemps...Je comprends que ..comment dire..Elle inspire, serais-tu venu si elle t'avais dis la vérité?

Cast n'avait bougé, fort heureusement, et elle se demanda quand les deux hommes allaient se décider à se parler.
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castelreng

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Lun 01 Déc 2008, 17:50

La cérémonie tirait presque à sa fin, Castel tenant sa nièce par le bras se voyait déjà à repartir, sans crier garde, pour aller retrouver sa famille. Il avait déja en tête l'excuse qu'il fournirait à Alchie et n'attendait plus que la fin de ce rassemblement.

Tout à coup, la voix de Sara l'éleva et il l'a vit partir en trombe, relevant les pans de sa robe, non loin de l'endroit où il se trouvait. Sans avoir le temps de quoi que ce soit, il se vit transformé en porte manteau, regarda Alchie courir à son tour, pour constater que c'est sur Ethan que les femmes de cette drôle de famille se dirigeaient. Il en resta un long moment sans parvenir à réagir, vit que son frangin se retrouvait en prise avec la mère et la fille et sous peu avec la peste de frangine. Tout portait à croire qu'Ethan n'avait pas l'intention de saluer ou se faire saluer par son frère où qui que ce soit. Castel le comprit assez vite et ne jouerait certainement pas les intrus non désirés.

Mais est-ce là l'occasion pour lui de faire sa révérence et reprendre le chemin qui l'avait mené jusqu'ici ? L'idée était plus que tentante et réalisable si il n'avait pas eut dans les bras la cape et la besace d'Alchie. Un instant il bouillonna la chipie avait bien œuvré afin qu'il ne puisse s'éclipser !! Mais à malin, malin et demi ...

Il s'avança tranquillement vers le groupe, fit un salut de la tête à Ethan lorsqu'il se trouva près d'eux, déposa la bandoulière de la besace sur l'épaule de sa propriétaire et la couvrit de sa cape et sans plus attendre reprit à grand pas la direction de la sortie, se sentant soudainement soulagé d'avoir évité un face à face avec celle qu'on devait nommer désormais la Dame de Lescure d'Albigès
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mar 02 Déc 2008, 23:02

Sindbad examinait avec amusement la partie de soule improvisée qui se mettait en place.

Décidément, Sara avait le chic pour organiser des festivités impromptues, même le jour de son annoblissement. Ces activités ludiques seraient elle appréciées par
Toulouse. Rien ne lui permettait de l'affirmer.

En attendant, la solennité de l'événement s'en trouvait quelque peu entamée. Au milieu de ce charivari, le constantinopolitain se demandait quelle attitude adopter. Courir après le fuyard ? Ma foi, si des obligations plus impérieuses appelaient celui que Sindbad avait fugacement croisé à Thiers, qui était-il pour le retenir ? Une telle préoccupation le concernait-elle, d'ailleurs ?

Non, lui murmura la partie de lui même restée Chambellan de Guyenne. Afin que cette cérémonie ne dégénère pas en une forme burlesque du carnaval de
Venezia, il ne lui restait qu'une chose à faire.

Justement, la chose arrivait vers lui courant, jupons relevés dévoilant à la vue publique un mollet galbé de blanc qui eût tenté tout galant. Mais point le parrain qui, bloquant la course de sa filleule en l'enserrant de son bras musclé par la taille, déposa sur sa joue un chaste baiser :


J'adresse mes plus vibrantes félicitations à celle qui infligea à Saradhinatra la pénitence attendue de si longtemps, la très redoutable Dame de Lescure d'Albigès. Puisse t-elle inculquer à ma blonde filleule les manières et le savoir-vivre qui sied à une Dame de son rang.
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mar 02 Déc 2008, 23:05

Le château Narbonnais, voila qui fût bien étonnant que Klan n’ai pas encore eu l’occasion de s’y rendre. A la première lecture, il avait compris qu’il lui fallait se rendre au château de Narbonne…

Un comble tout de même, le château de Narbonne étant le château de rochechouart et le château narbonnais se trouvant a Toulouse… Décidément…

La prétendu avance que le Capitaine pensait avoir, eu fondu comme neige au soleil, et il avait fallu galoper a bride abattu pour arriver le jour de la cérémonie. L’urgence toujours l’urgence, et les quelques jours de sommeil dans une suite cossue passés à la trappe.

Le Capitaine vêtu d’un uniforme militaire utilisé pour les défilés militaires était descendu de son étalon épuisé. Il se redressa, chacune de ses vertèbres se remettant en place. Il scruta les murailles, les tours, mâchicoulis… Il avança jusqu’à l’entrée du château tandis que la garde d’argent qui l’accompagnait veillé à sa sécurité.

Rapidement, et après quelques vérification d’usage, l’on conduit Klan dans le jardins du château l’informant de son retard, il pressa le pas jetant sa cape au serviteur afin de l’éconduire.

Le Capitaine du Languedoc, ici en terre étrangère, découvrait Toulouse. Il vit bien du monde regroupé dans un chahut et un désordre surprenant durant ce genre de cérémonie. Un peu perdu, Klan vît Castelreng qui se détachait de la foule s’éloignant de l’attroupement.


Heureux de voir un vieil Ami, le Capitaine avança vers lui pour le saluer, Il lui tendit la main et parla à voix basse :
Bonjorn mon vieil ami, comment vas-tu ?
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Saradhinatra

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mer 03 Déc 2008, 03:49

Maudite chausses à talon, summum de l'élégance, qui soit-disant devait parachever sa panoplie de Donà ! Aucune utilité à part l'empêcher de sauter par dessus les buissons de buis.

Elle essayait de ne pas perdre Ethan des yeux. Elle fit un grand sourire quand elle vit Nane et Alchie l'interceptaient avant qu'il ne parte.
Sa chère soeur et sa tendre nièce, combien elle les aimait. Voilà une magnifique interception, digne d'une équipe de soule. Son capitan aurait été fière. Mais elle aurait dû se souvenir de ce qu'il disait toujours : "rester concentrer, ne pas perdre de vu chaque joueur sur le terrain afin de prévoir les mouvements de l'adversaire".
Elle fut tellement désorientée quand son parrain l'intercepta à son tour, qu'elle mit plusieurs secondes à comprendre où elle était.


J'adresse mes plus vibrantes félicitations à celle qui infligea à Saradhinatra la pénitence attendue de si longtemps, la très redoutable Dame de Lescure d'Albigès. Puisse t-elle inculquer à ma blonde filleule les manières et le savoir-vivre qui sied à une Dame de son rang.


Elle regarda son parrain sans rien comprendre : Hein ? que ? quoi ? où ? les quoi ? à qui ?
Mais ... euh ... Mince, quel mot lui avait-elle envoyé ? Elle en avait envoyé tant et avec des motifs différents. La voilà bien attrapée ... Comment s'en sortir ?


Euh ... merci, mon très cher parrain. Gagnes du temps pour réfléchir ! J'en suis fort aise que tu aies pu faire le déplacement jusqu'ici. Réfléchis ! Comment vas-tu ? As-tu fait bon voyage ? Trouvé ! Puisque tu es ici, je vais profiter de cette occasion pour te présenter ma famille. Je t'en ai tant parlé dans mes courriers épistolaires que tu dois avoir hâte de les connaître en personne.

Elle accompagna le geste à la parole et, d'un geste gracieux, du moins elle l'espérait qu'il le serait, elle prit le bras de son parrain pour l'emmener vers le petit groupe.
Tout en réfrénant son envie d'accélérer le pas, elle le gratifia de son fameux sourire à fossettes.


Dernière édition par Saradhinatra le Mer 03 Déc 2008, 14:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mer 03 Déc 2008, 12:57

Serait-il accouru si la Peste lui avait dit qu’elle se faisait anoblir ? Certes non ! Il ne pavoisait déjà pas au sein des banquets Royaux, ce n’était pas pour venir assister à cette comédie. Quelle était l’urgence ? Qu’y avait-il de gravissime ? En quoi sa présence était-elle nécessaire en ce lieu ? Aucune ! Rien ! Non !
Tout était donc dans ces trois réponses. On aurait fort bien pu se passer de lui, et qui plus est lui éviter de se morfondre une fois encore sur les péripéties de l’Affreuse Gamine.

Il en était là de son constat lorsque Castel les rejoignit, chargeant Alchie d’affaires semblant lui appartenir, et repartit comme il était apparu, silencieux, le gratifiant d’un simple salut de la tête …
Décidément, rien ne semblait avoir changé ! Il est de ces moments dans une vie où l’on voudrait ne jamais avoir existé, ne jamais avoir vécu, pour éviter d’avoir à se remémorer les souffrances du passé. Un passé qui s’acharne toujours à vous rappeler les pires moments de votre triste vie. Comme si rien d’autre ne semblait avoir d’importance que ces blessures physiques ou morales qu’il fallait endurer encore et encore …

Il n’y avait jamais eu de compétition entre les deux frères, ni de reproches ouvertement établis … Seulement un fâcheux concours de circonstances qui les avaient séparés par la force des choses. Chacun avait fait ses choix, chacun avait décidé de sa propre voie et leurs chemins s’étaient à jamais séparés. Aucune animosité, aucun jugement, seulement la dure réalité des « familles », comme certains les appellent. Le fait était, que dans ce que fut initialement cette « famille », de ce qui furent leurs choix réciproques à cette époque, des liens et de la proximité qu’ils avaient alors tissés, tout avait explosé du fait des responsabilités de chacun, des liaisons de certains, des caractères de tous, et aussi du fait de son éloignement.

Comment donc entretenir des liens avec une personne sans cesse absente ? Le temps et la distance créent d’affreuses barrières invisibles. Quant aux rumeurs qui parcourent le Royaume plus vite que le vol des pigeons, elles vous assaillent d’affreuses nouvelles vous laissant pantois et sans la moindre possibilité d’en vérifier la véracité.

Mais allons bon, ce n’était pas là la préoccupation première du moment. Tout allait à contrario de ses plans premiers ! Il n’avait pas réussi à s’éclipser comme il l’aurait espéré. Les deux Dames lui barraient le chemin, et il percevait déjà la voix mièvre de l’enquiquineuse qui se rapprochait dans son dos. Les choses allaient se gâter !!!
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castelreng

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mer 03 Déc 2008, 13:16

Encore quelques pas et il en aurait terminé avec cette journée. Encore quelques mêtres et il verrait la sortie de ce jardin. Encore quelques minutes et il serrait dans l'écurie où Espoir l'attendait. Dans quelques heures il franchirait le seuil de sa demeure où son Ange et ses trois enfants l'attendaient. Il oublierait cette demi-journée, le pourquoi de sa présence à cette cérémonie. Il ne penserait plus à sa peste de frangine, oublierait que son frangin l'a évité ; il ferait de nouveau le vide. Il reprendrait le cours de sa vie ! Celle la même qui faisait son quotidien depuis......un certain soir où il devait y avoir fête..

Il retraversait le jardin sans faire plus attention à ce qu'il l'entourait. A un autre moment il l'aurait sans doute trouvé accueillant, peut-être même fort beau, mais il ne songeait même pas à regarder les fontaines et bosquets qui faisait le charme de cet endroit, trop pressé d'en finir. Il commençait à ressentir un début de soulagement, personne cette fois avait tenté de le retenir avec des prétextes à deux deniers. Nane, Alchie, trop occupées à retenir Ethan, Garri et Cricri, il ne doutait plus que Mimeline leur avait trouvé quelques excuses dont elle avait le secret, quand à Sara, elle devait avoir retrouvé le reste de la fraterie et ne pensait certainement plus à lui, si tant est qu'elle ait eut cette pensée.

Quelques pas encore et la sortie était là.... Mais il était écrit quelque part qu'il n'était pas encore prêt de la franchir. Face un lui, un homme dont il reconnu de suite l'uniforme languedocien, arrivait. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, ce dernier lui tendant déjà la main, Castel, reconnaissant son vieil ami Klan, oublia un instant tout ! les raisons pour lesquels il était là, le pourquoi il voulait partir.

Serrant la main amicalement tendue de Klan et ajoutant au geste une franche accolade, Castel un instant avait retrouvé le sourire.


Klan ! Bonjorn ! Et bien ça va merci ! Mais quelle joie de te revoir mon ami ! Enfin devrais-je dire Capitaine ! Aurais-tu définitivement laissé la mairie Narbonnaise ?
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mer 03 Déc 2008, 18:01

Elle n'eut pas le temps d'entendre la réponse d'Ethan qu'un poids moelleux réchauffait sa petite carrure. Un frémissement la parcourut tant son corps souffrait du froid planant dans l'air. Cependant, le froid avait aussi hanté les âmes de cette familles..Une famille trop nouvelle pour elle, et dont elle ignorait le passé...Pourquoi donc? Juste au moment ou elle arrive à Toulouse, meurtrie et brisée en mille, avec seul témoin de ces jours sans merci, la belle cicatrice qui longeait son flanc, et cet enfant, enterré quelques part à Troyes, comme si jamais cet amour n'avait existé.

La lassitude la gagne en cet instant, quand elle réalise que Castel lui avait remis ce quoi elle pensait le retenir, le temps de barrer chemin de son autre oncle, mais tout deux, aussi obstiné l'un que l'autre dissimulait ses liens qui les liaient malgré eux derrière cette façade impassible, cruelle aux yeux de la jeune femme. Que faire, comment agir alors que les raisons réelles de cette tension lui échappaient, devra-t-elle se contenter de les voir ainsi, reprendre chacun son chemin, et nier cette matinée dont la tournure prenait une allure assez étrange? Se laisser engloutir par la monotonie de la vie et s'incliner devant une chimère?! Non, elle se refusait de le croire, et seule sa tante qui ,a présent maudissait toutes les belles manières qu'elle se devra d'adopter dorénavant,saluant un figurine ici, une autre là, pourrait l'aider, qui mieux qu'elle connaît ces deux hommes qui disent être acharnés par le destin, qui n'est autre qu'une illusion conçue de leur propre mains.

Son souffle tiède quittant ses fines lèvres bleuies se mêlait au vent, simulant d'infimes nuages aux contours irréguliers, parfois, tellement identiques à la fumée provenant d'une pipe. La main dégageant machinalement les mèches que l'humidité collait à son front, elle respirait avec peine...Se résigner à l'amère réalité? Et sa mère en face d'elle, pourquoi ne disait-elle rien non plus?!

Nul ne se rendit compte de ce que tout cela réveilla en elle, l'émotion voilant son regard d'azur, elle rabat sa cape sur son dos, à la quête d'une quelconque source de chaleur.
Dieu, d'où provenait tant de froideur, pourquoi sont-ils si durs avec eux même?! Papillonnant ses yeux, elle voulait réprimer sa peine; néanmoins de goutelettes de larmes, brûlants ses paupières s'écrasèrent sur le sol après leur longue chute. D'un air résigné, elle s'écarte du chemin d'Ethan, sans articuler le moindre mot, se tourne péniblement vers la sortie, celle mêem où Cast a eu la malchance de croiser une de ses connaissances...Ses mirettes la dévisageaient, redoutant une nouvelle fouberie de la nièce...

Point d'inquiétude eut-elle envie de lui lancer, que celui qui désire se leurrer encore fuis..Je ne ffe..a cette pensée mélancolique, tout s'éffondre autour d'elle, ses bras gesticulaient soudainement dans tout les sens, cherchant en vain un appui..Une brume opaque brouillait sa vue...Seigne...euur...ce fut le dernier souffle avant de se laisser lourdement choir sur le plancher de la cour basse.
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mer 03 Déc 2008, 22:24

Une missive était arrivée la veille à la garnison de Montpelhièr, capitale du Languedoc. Le capitaine KlanAcier avait besoin d'une escorte pour se rendre à une cérémonie au chateau narbonnais, à Toulouse. Le lieutenant Desage, commandant en second de la Garde d'Argent, corps d'élite de l'Ost languedocien, avait aussitôt fait préparer son équipement.
A priori, ce court voyage ne nécessitait pas une forte mobilisation armée, d'autant que la sécurité du Coms Cristol ne pouvait souffrir d'être dégarnie complètement.

Le lieutenant Desage avait donc fait prévenir de son départ seul, en escorte du capitaine Klan. Seul membre de l'Ost, tout du moins. Un jeune homme blond, aux traits encore enfantins mais d'une carrure assez solide pour faire paraître ridicule un bûcheron lodévois expérimenté, avait accompagné l'officier montpelliérain. Andréo Garcìa était l'homme de main personnel du baron de La Voulte et était tout particulièrement chargé de la sécurité du domaine familial de la famille Desage.
Les deux hommes, vêtus d'une tunique rouge vif barrée d'une bande d'or et frappée de la fouine, symbole de La Volta, avaient rejoint le capitaine KlanAcier aux portes de Montpelhièr.

Le voyage ne fût interrompu que de quelques courtes pauses afin de désaltérer montures et cavaliers. C'est avec un certain plaisir qu'Adrien avait pénétré dans l'enceinte toulousaine. Voilà de nombreux mois qu'il s'y était rendu déjà, lors de son court passage à la diplomatie languedocienne. Le rude officier avait d'ailleurs rapidement compris qu'il n'était point fait pour les palabres diplomatiques...

Ils mirent enfin pied à terre aux portes du chateau, laissant deux pages s'occuper de leurs montures. Ils furent ensuite invités à se rendre aux jardins. Visiblement, la foule semblait s'y agiter tout particulièrement.
Le baron fît signe à son homme de main d'ouvrir l'oeil.
Mais lorsque Castelreng se retrouva face à eux, Adrien ne pût retenir sa surprise et sa joie. Il prit la suite du capitaine KlanAcier pour serrer la main de son vieil ami.

Mordious, Castel! Comment vas-tu? Et où est donc ce gredin d'Ethan? Encore entrain de courir les jupons? Je gage qu'il n'a trouvé mieux que notre fameuse "femme au bébé velu"!
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 12:45

Nane demeurait plongée dans un étrange silence … signe de résignation étonnant chez sa sœur qui pouvait faire preuve de bien plus d’élocution habituellement.
Enfin sa nièce consentait à lui livrer passage … un obstacle de moins, il ne lui restait plus qu’à reprendre sa route et chevaucher à toute allure pour rejoindre l’Escorte Royale.
Mais ? La voilà qui s’effondrait tel un pantin désarticulé !
C’était quoi ça encore ? Un stratagème pour tenter de le retenir quelque peu ? Décidément, il n’arriverait pas à se sortir de ce mauvais pas !
Se jetant sur elle du plus vite qu’il le put, il soutint sa tête d’une seule main avant que celle-ci ne vint frapper le sol …
Au moins, il aurait évité que son neurone ne soit endommagé par un choc de par trop brutal.
Puis il s’accroupit, et la chargea dans ses bras sans plus d’effort qu’il n’en aurait fait pour soulever un nouveau né.
Se redressant, c’est d’une voix forte et sans émotion qu’il s’adressa à l’assistance :

Où puis-je allonger cette enfant ?
Y’a-t-il un médicastre ?


Y’en a bien un qui allait réagir et l’aider à se débarrasser de son fardeau !
Mais ils avaient tous les oreilles bouchées à la cire d’abeille et les yeux embrumés ou quoi ?
A croire qu’il n’y avait que lui qui avait pris conscience de l’incident qui venait de se produire.
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Saradhinatra

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 14:24

C'est vrai, tu t'es mis à la soule ? On se rapproche. Et ton équipe participe à la coupe royale ? Encore quelques pas. Il faut absolument que tu me racontes toouuut, parrain. Tiens, mais je reconnais cet uniforme et cette silhouette. Klan ! Il est venu lui aussi. Sourire. Penser à le remercier pour avoir intercepter sans le savoir un autre fuyard. Tss tss, qu'avait-elle fait pour avoir des frangins comme ça ?

Elle s'était donnée du mal pour voir sa famille réunie. Personne ne partira tant qu'elle n'aura pas présenté sa petite merveille. Petit coup d'oeil pour s'assurer que tout allait bien avec la cause de cette réunion familiale. Bien, elle était dans les bras de son père qui la présentait à Mimeline et Cricri.

Non, c'est vrai ? tu as marqué le but déterminant pour le match ? Mais c'est magn... Cheveux qui se dressaient sur la tête. Sans un mot de plus, elle se précipita quand elle vit la fine silhouette d'Alchie choir telle une pétale de fleur. Au diable l'étiquette et les convenances !
Elle rejoint Ethan au moment où il prit Alchie dans ses bras.


Où puis-je allonger cette enfant ?
Y’a-t-il un médicastre ?


Par ici, Ethan, sur le banc, sous les arcades. Nane va l'examiner.
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Dame Nane

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 15:40

Nane est restée muette durant un long moment non qu'elle ne puisse parler mais elle retient sa colère causée par ses deux têtes de pioches que sont ces fichus frangins. Ses joues sont rougies et ses yeux assombris par la fureur lancent des éclairs en directions de ses frangins

Elle ne sait pas vraiment par lequel commencer, mais ça va chauffer quand elle va éclater.

Pourtant toute velléité de faire un esclandre la quitte très vite quand du coin de l'œil elle voit tomber sa fille adoptive au sol.

Relevant ses jupon pour ne pas s'emberlificoter les pieds dedans, avec sa maladresse habituelle vaut mieux éviter dans les circonstances présentes, et se précipite vers Alchie Ethan a été plus rapide et la porte déjà dans ses bras.


Ethan pose la adossée a cet arbuste il fait frais dehors mais ça lui fouetteras le sang je pense ! ET NE T'AVISE PAS DE FILER EN DOUCE !!!!!!!!!!


La voix de Nane est sèche comme un coup de trique presque glaciale, ! Elle d'ordinaire si patiente sent la moutarde lui monter au nez ! Mais les reproches seront pour plus tard pour le moment l'urgence est de s'occuper d'Alchie !

Ethan rapporte moi une jatte avec de l'eau fraiche et un tissus propre !

Elle jette un regard outré vers Cast qui n'a même pas l'air d'avoir remarqué quoi que ce soit et ajoute en direction d'Ethan

Et demande a Cast de rapporter une couverture ou une peau ! Il connait ce château comme sa poche !

Elle espère bien que ce subterfuge va obliger les deux freres à se parler enfin
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 20:15

Voila des mois durant que Klan n'avait pas eu de nouvelles de Castel, lui non plus n'avait pas échapé au temps.

Castelreng a écrit:
Klan ! Bonjorn ! Et bien ça va merci ! Mais quelle joie de te revoir mon ami ! Enfin devrais-je dire Capitaine ! Aurais-tu définitivement laissé la mairie Narbonnaise ?


Définitivement.... Je n'oserais pas le dire, mais voila effectivement près de 4 mois que je suis Capitaine du Languedoc.
Allons donc échanger devant un verre, il y a surement un buffet.

Klan se délectait deja de l'occassion que lui avait offert Saradhinatra de se repêtre d'un buffet digne des grandes tables. Il fallait dire, que le Coms Cristol avait mis tout le conseil Languedocien au régime pain sec et eau!

Klan scruta donc le jardin du regard à la recherche de quelques mets des plus fins quand l'agitation retomba brusquement, la foule se regroupant un peu plus loin.

Citation :
ET NE T'AVISE PAS DE FILER EN DOUCE !!!!!!!!!! ]

Le Capitaine sans comprendre ce qui se passait exactement pensa qu'il y avait eu comme un drame, il resta un peu à l'écart scrutant les mouvements de chacun et repérant les différents accès.
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castelreng

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 20:48

Il oubliait ce qu'il l'avait mené là. Il ne pensait plus à sa peste de soeur qui n'avait pas trouvé mieux que de lui faire croire à sa pendaison pour le faire venir jusque là. Il en avait oublié un moment la trop lourde rancune qu'il lui portait depuis plus de six mois, ne pensait plus à ce qui avait fait éclater cette famille qui semblait pourtant si unie. Il replongeait dans un passé plus lointain et bien plus agréable.

Il était donc à discuter avec Klan sans plus se soucier de ce qui se passait autour de lui. Ce dernier lui proposant d'aller prendre un verre. Comment pourrait-il refuser ? Il savait que ça lui serait impossible même si rester au risque d'affronter la dame Bourrique lui coutait, il se dit "Adviendra que pourra" et lorsque vint se joindre à la discution joyeuse celui qui pensait toujours être le lieutenant de la maréchaussée de Montpellier, l'ancien sergent de la caserne de Béziers avec qui un soir d'hiver il était allé en mission à Montélimar, Castelreng fit demi-tour, les entrainant tous les deux vers ce satané buffet.
Regardant Adrien de près, Castel constata qu'il était également le lieutenant de la trop célèbre garde d'argent, celà même qui avait en charge la sécurité du Coms Languedocien et se pensa une seconde que le Capitaine Klan n'avait pas lésiné sur sa sécurité pour faire le chemin.


Adrien ! Punaise si on m'avait dit que je te reverrais un jour ici..... Bonne chose que Klan soit Capitaine !! Allons vers ces verres qui n'attendent que nous...

Chemin faisant, il se remémora l'histoire de la femme au bébé barbu..... Longue histoire que celle-ci, rire à en pleurer en taverne, soirée à jamais gravée dans les mémoires...
Il éclata de rire à ce rappel de moment hilarant qu'ils avaient passé un soir dans la taverne municipale de Narbonne.


Ce doit être un centenaire ce gosse depuis le temps.... Klan.. Faudra qu'Adrien te raconte cette histoire

Mais la question portant sur Ethan remis Castel à la réalité. Il n'était pas question de dire que depuis des mois il était sans nouvelles de son frère, pas question non plus de conter les froids qui s'étaient installés malgré eux sans qu'hélas ils ne parviennent à les casser.

Il est par là-bas le frangibus... coincé entre Nane et Al....

Ses mots s'arrêtèrent net, la voix de Nane envahissant l'endroit dans un "NE T'AVISE PAS DE FILER EN DOUCE !!!!!!!!!!" Aïe se dit-il, la frangine l'avait mauvaise, mieux vaudrait pour lui l'éviter également. Il n'avait pour le moment aucune idée de ce qu'il venait de se passer, pensant juste qu'Ethan en prenait plein son grade par Nanou et calmement lançant à ses deux acolytes

Vaudrait p'tete mieux laisser passer quelques verres avant de vous en aller saluer Nane et Ethan.... pas l'air bonne la frangine aujourd'hui.....
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 23:16

Roger le craignait d'avantage, tout cela n'allait pas finir bien avec cette famille, il se rappelait a l'epoque.."les dalton", il déguisa un sourire avec mélancolie et regarda a Elisa. Ein t'as vu bébé? c'est ta famille! Tu ne vas pas t'ennuyer promis

Là bas l'air sérieux c'est Cast, il sera ton tonton peut être.. , celle qui vient de s'évanouir c'est..heu ta cousine je crois..celle qui crie c'est ta tante, et là au fond le regard glacial t'as tonton ethan qui veut s'en fuir parce qu'il en a marre de ça comme papa et évidemment au milieu on a notre folle, on va la partager elle. Roger fait une grimace et le bébé souria de plus belle

Ils avaient converti la cérémonie official en une comédie, des gens qui courraient aux jardins, des évanouissements, des cris. Il attendait qu'au début du buffet pour compléter la journée perdu au château.

Il se demandait que c'est qu'il venait de devenir. Je suis homme de lescures moi? je n'ai pas prête allégeance moi, personne m'a rien demandé non? Il s'approcha à nouveau au centre du jardin sans oser saluer toutes les personnes qui lui étaient inconnues. Il toucha l'épaule de Sara doucement, Ein sarita on peut rentrer a la maison, c'est fini?
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Jeu 04 Déc 2008, 23:20

Par ici sur le banc sous les arcades … par là adossée à l’arbuste … elles allaient se mettre d’accord ???
Et voilà qu’il se prenait une soufflante qui plus est ! Ça commençait réellement à lui faire l’effet du cidre doux cette histoire !
Et maintenant on le prenait pour le premier laquais venu et lui mandait de quérir de quoi s’occuper de sa nièce.
C’en était trop ! Ça suffisait ! Il allait falloir que cela cesse d’une façon ou d’une autre !
Avisant un serviteur près du buffet il l’apostropha fermement :

Hey toi ! Le pauvre bougre tourna son visage vers lui et croisa son regard noir …
Oui toi ! Enquis toi urgemment de nous rapporter eau fraiche, linges propres et couverture ! Et cours-y vite !

Le ton de sa voix était sans équivoque et ne laissait place à aucune contestation.
Ethan le vit attraper un de ses compagnons de servitude au passage, et tous deux se mirent à courir aussi vite qu’ils le pouvaient vers le bâtiment le plus proche.
Les deux infortunés ne se firent que peu attendre, revenant déjà au pas de charge, l’un tenant linges et couvertures, l’autre accourant aussi vite qu’il le pouvait une cruche en main, dont chacune des foulées la faisait inlassablement déborder sur ses habits.
Le premier serviteur s’empressa de lui remettre son fardeau alors que le second un peu plus enrobé, soufflant comme un bœuf et trempé comme une soupe faisait tout son possible pour arriver au plus vite. C’est une cruche à moitié vide, ou à moitié pleine selon le point de vue de chacun, qu’il lui remit.
Ethan fronça les sourcils et plongea son regard dans celui du pauvre malheureux, qui tentait vainement d’y échapper.

Que crois-tu que je puisse faire avec ceci ? Abreuver un moineau ?

L’homme malgré sa forte corpulence semblait vouloir se faire aussi petit qu’il le pouvait.
Ethan comprit à cet instant que les deux hommes n’y étaient pour rien, et fut quelque peu désappointé de s’être ainsi emporté …
Un léger soupire silencieux fusa d’entre ses lèvres … Il ne pouvait agir ainsi, c’était indigne de sa condition …

Excuses moi … Tu ne mérites pas que je t’invective ainsi …

Fourrant la main dans sa bourse, il en sortit une poignée d’écus qu’il tendit au pauvre homme.
Tiens, prends ceci … je sais que cela ne rachètera pas ma conduite, mais cela me ferait plaisir que tu acceptes.
Et si tu pouvais prendre le temps de nous rapporter une autre cruche pleine ce coups-ci, ce serait fort aimable de ta part …


L’homme redressa la tête et un sourire vint se ficher sur son visage.
Comment pouvait-on s’en prendre à ces pauvres hères ? Ethan refusait de devenir un jour tel que ceux qu’il abhorrait. Il n’y avait aucun honneur à s’en prendre aux faibles. Et il n’y avait aucune raison à les maltraiter. Tout ceci à cause de la colère contenue bien trop de temps contre bien trop de personnes. Il allait lui falloir continuer à travailler son émotionnel. Il ne fallait plus que cela puisse se reproduire, quand bien même on le poussait dans ses retranchements.
Le serviteur s’empara de l’argent et fit demi-tour prestement, se dirigeant à nouveau vers le bâtiment.
Ethan en profita pour rapporter le tout à Nane et le lui déposa à proximité, sans un mot …
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Sam 06 Déc 2008, 01:40

Et voilà...pile au moment où la conversation débutait, la filleule lui filait entre les doigts pour aller jouer... à quoi, d'ailleurs ?

De loin, il vit un attroupement. En se rapprochant, il comprit que l'une de ces Dames qu'il ne connaissait point avait eu un malaise. Peut-être fallait-il alors la laisser respirer ? Etait-elle malade ? Souffrante ?

Pour son état de santé, il semblait qu'Ethan avait pris l'affaire en main. Ils s'étaient croisés à Thiers lors du passage du Roy, et avaient passé la soirée en taverne avec Azdrine, Stannis et d'autres.

Un homme avec un accent étranger se tenait là, un bébé dans les bras. S'approchant de Saradhinatra du Mas Blanc de Palafrugel, Doña de Lescure d'Albigès, il s'enquéra de la suite des cérémonies, aussi à son aise qu'un prêtre aristotélicien qui célébrerait une cérémonie averroïste. Et personne n'effectuait les présentations. Décidément, la route serait longue avant de faire de sa filleule une
Doña digne de ce nom...
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 07 Déc 2008, 02:18

On venait d'anoblir Sara, de glisser sur sa crinière dorée, luisant sous les rais ténus d'un soleil hivernales la belle couronne, sur ses frêles épaules, le blason aux couleurs de son fief, que désormais, elle se devait d'arborer, non sans une certaine fierté. La face pourpre, les yeux de la blonde miroitant toute l'émotion qui la transcendait en ce moment. Un regard parcourant chaque visage des présents, ceux qu'elles comptaient de sa famille...S'il n'existait de vrais lien de parenté entre ces personnes réunies à la cour basse du chateau, alors il est une toile aux filets s'entremêlant, formes arabesques, geôlière de leurs esprits, venus d'ici et de là, aujourd'hui comptés comme une famille...Est-il plus vrai lien de parenté?

On aurait dit qu'ils furent tous envoûtés, qu'un enchantement ait emporté dans ses méandres ces quelques lacunes noirâtres, celles qui ternissaient les jours, gais auparavant, les muant en un continuel acharnement, contre soi-même, contre ses personnes que l'on aime, quand bien même, on s'efforce de le nier. Elles étaient ce reflets de déboires, de désillusions, qui heureusement...ne sont plus.

Et la jeune femme, par trois fois juré ne plus aimer, ne plus enfanter, imposer raison, et taire sentiment, se retrouva prise d'une profonde quiétude...N'était-elle pas à sa quête...Voilà que l'objet de sa lutte, de son espérance s'offrait à elle...Et nul ne le lui ôterait...Perd-on sa famille? La belle candide pensait que non...

Une vive hilarité s'emparait de leurs esprits, comme chacun d'eux, venait de réaliser ce qu'ils étaient, ce qu'ils sont, ce qu'ils seront...Une famille, unie...

Pour unique tracas, qui troublait son bien-être, la brune aux regards d'azur souffrait d'une douleur au bas du dos...Soudaine, en éclaire...Mais pourquoi donc?!

Un contact froid sur son front, ses tempes la fit tressaillir, lentement, les paupières révèle l'amère réalité, le visage de Nane, prise d'inquiétude à son chevet, celui d'Ethan, toujours ce regard noir, si dur...

Ce n'était qu'un rêve, encore une fois...Nul besoin de lire sur les visages, les coeurs sont sourds, nul besoin de souffler le moindre mot, l'espoir s'enlise, nul besoin de convoiter ce que l'on aura jamais!


En proie d'une forte prostration, elle ne sut si on s'adressa à elle, savoir si elle se portait mieux...Ne quittant pas le visage de sa tendre mère du regard, elle articule au bout de quelques instants...Je voudrai rentrer...Les enfants sont seuls... Banal argument qu'elle avançait pour s'éclipser en toute discrétion, banal motif qui lui servit bien des fois.
Disant cela, Nane comprit que sa fille n'attendrait pas, qu'elle n'en pouvait plus, avec ou sans elle, elle monterait son destrier et rentrerait à Albi.
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 07 Déc 2008, 15:42

Alors qu’Ethan en était encore à se fustiger intérieurement pour son comportement au regard des deux serviteurs, Alchie semblait recouvrer ses esprits.
C’est le moment que choisit la nouvelle Seigneurie pour se hisser sur la pointe des pieds et lui chuchoter quelques mots à l’oreille …
Au fur et à mesure que les paroles lui parvenaient à l’esprit, les traits d’Ethan se mirent à changer … plus il l’écoutait et plus il blêmissait.
Quand elle en eut enfin terminé, son teint était devenu livide …

Comment cela se pouvait-il ? Comment pouvaient-ils tous penser cela de lui ?
« Ils » ! Il s’agissait bien là apparemment de tous ceux ici présents, car elle parlait de « nous » et non d’elle-même …
L’affliction fit place à la colère qui l’habitait quelques instants encore auparavant …
Toute autre personne qui aurait osé lui parler ainsi, se serait immédiatement vue rabrouée, voire même provoquée en duel afin de réparer l’affront qui lui était fait.
Mais là c’était encore bien pire, elle venait de le poignarder dans le dos …
Il ne pouvait émettre la moindre objection tant il était accablé par ce qu’elle venait de lui lâcher …
Il était meurtri, défait, contrit, vaincu … jamais il n’aurait cru que de simples mots pourraient un jour avoir ainsi raison de lui.

Il ne lui restait désormais plus qu’une chose à faire … finir ce qu’elle venait de commencer …
Un affront ne pouvant se laver que dans le sang, il était désormais temps que celui-ci coule …
Il se retourna et fit face à son offenseur de l’instant … il plongea ses yeux désormais sans expression dans les siens …

La dague qu’il portait habituellement à sa ceinture, apparut comme par magie dans sa main droite.
Continuant à la regarder droit dans les yeux, il tendit sa main gauche en avant ...
D’un geste rapide et vif, il trancha l’intégralité de sa paume ouverte …
Le sang commença à couler … il ferma alors le poing pour en accélérer l’afflux …

Les goutes du liquide pourpre vinrent en partie choir sur les beaux souliers neufs de la Dame.
Pour en terminer, Ethan s’empara de la main droite de son offenseur et y déposa la dague dont il venait de servir.
Elle avait désormais son sang sur les mains !
Elle pourrait néanmoins s’enorgueillir de sa première victoire de nouvelle Noble. Elle l’avait blessé et défait sans même l’avoir touché !

C’est un homme détruit, vidé, et plus que jamais seul qui s’effaça devant l’adversité.
Certains diront certainement que, comme à son habitude, il prenait la fuite, tel un lâche qu’il était …
Tête baissée, il partit d’un pas rapide vers le poste de garde du château où il récupéra Storm afin de reprendre les chemins qui le mèneraient certainement vers son dernier combat …


Dernière édition par e_newton le Lun 15 Déc 2008, 14:00, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Mar 09 Déc 2008, 19:29

Les évènements s’enchainaient dans la plus grande confusion, comme si l’arrivé du capitaine avait déclenché une série noire. Le Capitaine scrutait avec méfiance les scènes de ci et de là. La foule attroupée comme une vague de curieux allant chacun de ses commentaires sur le spectacle, et Castel qui restait de marbre après s’être contenté d’un bref clin d’œil.


Le bon moment d’échange entre les deux militaires du Languedoc et leur vieil ami avait tourné court. Et quelques instants plus tard un homme fendît la foule pour se ruer hors des jardins, comme un voleur à la tire après un forfait.


Klan aurait bien tenté d’arrêter le suspect, mais il n’était ici pas en ses terres et une bévue pourrait avoir de graves conséquences diplomatiques. Mieux valait-il rester un simple spectateur… Le Capitaine ne put néanmoins s’empêcher de porter la main au fourreau en voyant le fuyard ensanglanté, un assassin pensa t’il venu régler quelques faides.


Le capitaine tira sur le nœud qui retenait l’épée au fourreau, nœud qu’il avait coutume de mettre comme signe de paix. C’est à ce moment qu’il reconnu en l’individu Ethan, décidément Klan ne comprenait plus rien de la situation.
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Saradhinatra

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MessageSujet: Re: auprès de la fontaine des Comtes de Toulouse...   Dim 21 Déc 2008, 15:56

Sara était dépassée par les événements.

Elle vit Alchi se lever en titubant, regardait d'un air absent les personnes qui étaient autour d'elle.
Sara fut frappée par le chagrin qui apparaisait au fur à mesure sur son visage quand son regard se posait sur chaque membre de la famille.
Elle en perdit le souffle quand une possible explication lui vint à l'esprit : Alchi n'a jamais connu une réunion de famille avec tout le monde.
Elle n'y avait pas penser quand elle avait fait le nécessaire, sans aucun remord, pour profiter de ce jour exceptionnel afin de réunir sa famille, pas pour son annoblissement mais pour présenter son adorable fille. Elle se rendait compte maintenant qu'Elisa n'était pas la seule. De part l'éloignement lié aux responsabilités de chacun et les coups de gueule, Alchi n'a pas connu de réelle réunion familiale. Sara sentit son coeur se serrer.

L'attention de Sara fut détournée quand Ethan se mit à s'en prendre à un pauvre hère. Fort heureusement pour son frère, car elle n'aurait pas hésité à lui rappeler d'être plus aimable, il se reprit aussitôt et s'excusa auprès du serviteur. Mais c'est avec une mine sombre qu'il rejoignit Nane. Vu le visage d'Alchi qui se ferma d'un coup, telle une chandelle que l'on éteint, cette dernière avait aussi remarqué l'humeur sombre de son oncle.
Est-ce cela qui la poussa à partir, à s'enfuir plutot ?

Là, c'en fut trop ! Sara fut prise d'un de ces accès de fureur qui lui obscurcissaient son esprit. Au lieu de courrir après Alchi pour la rattraper et la faire revenir, surtout dans son état, elle s'en prit à son frère.

Elle lui attrapa le bras et lui murmura :

Tu as vu ce que tu as fait ? Ce devait être un moment de joie pour tout le monde, surtout pour Alchie ! As-tu vu le gachi que tu as fait, monsenh le grognon ? Tu n'es pas content de nous revoir ? Nane et moi, nous avons senti que tu t'éloignais de nous. Je sais maintenant pourquoi. C'est parce que maintenant que monsenh le grognon fréquente le gratin royal que le menu fretin que nous sommes n'est plus digne de son intérêt ? C'est cela ? Sommes-nous plus assez bien pour toi ? Hé bien soit ! Tu veux partir ? Tu vas être content, je ne vais pas te retenir. Je vais même te souhaiter bon vent !
Elle déballa pêle-mêle ce qu'elle avait sur le coeur à cet instant, la voix voilée par la colère. Elle ne prit pas conscience de la portée de ses mots, de ses paroles blessantes envers ce frère qu'elle adorait, encore moins son regard vide, signe de menace.

Maintenant qu'elle avait déversé sa bile, elle allait essayer de rattraper Alchi et la convaincre de revenir parmis eux.
Elle ne remarqua pas le geste d'Ethan, l'esprit encore aveuglé par la colère. Ce que son cerveau capta était ces bizarres tâches colorées sur ses souliers. Quand Ethan lui remit un poignard dégoulinant dans la main, sa 1ère réaction a été de lui rétorquer qu'elle n'était pas sa servante et que s'il voulait un propre, il pouvait le faire lui-même. Et puis qu'est-ce que c'est que ce liquide visqueux ? Où a-t-il pris ce poignard dégoutant ?

Soudain une voix monta au fin fond d'elle même, une voix qu'elle essayait vainement d'éloigner, d'emprisonner, de museler :

Sang ! Du sang ! Du sang chaud ! Source de vie ! Une vie s'échappe d'un corps ! Encore ! J'en veux encore ! C'est son sang ! C'est le sang d' ...

ETHAN !?!


Toute vie quitta Sara quand elle prit soudain conscience de ce qui s'était passé, de ce qu'elle avait fait et surtout dit. Non, comment elle avait pu ?

Aah, ça, ma petite, tu as été magistrale ! Pour une fois, je n'ai rien à dire sauf une chose : encore !

Oh, Ethan, mon frère adoré, qu'ai-je fait ?

Etouffant un sanglant, elle s'élança à la poursuite de ce frère qui comptait tellement à son coeur. Pardon, pardon, pardon, pardon, ... ce mot résonnait dans sa tete, au même rythme que le bruit de ses talons claquant sur les pierres du sol.
Après une enfilade de couloirs, elle déboucha à l'extérieur par une porte basse. Elle mit un moment à réajuster sa vision, entre la lumière et les larmes qui lui montaient aux yeux.
Où était-il ? Il fallait qu'elle le rattrape ! Non, elle devait le rattraper ! Elle en mourait s'il advenait, qu'à cause d'elle, il partait à jamais. Qu'avait-elle fait ? Qu'est-ce qu'il lui a pris de lui dire tout cela ?
Dans un brouillard, elle repéra une silhouette qui s'approchait d'un cheval noir, une chevelure blonde. Ethan !
Elle retroussa ses jupes et reprit sa course. La distance à parcourir pour rejoindre son frère lui sembla durer une éternité.

Dès qu'elle fut à sa hauteur, elle se jeta littéralement sur lui, harponner aurait été le mot juste pour décrire son geste. Mais elle n'en avait cure. Elle serra ses bras autour de sa taille et ne lacha plus.


pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon ... ne put-elle qu'égrener. Nul autre mot ne lui vint à l'esprit.
pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon ...
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